Voici les principes clés à retenir de ce qu’implique cette nouvelle règle : 

  • Pas d’obligation de verser une indemnité repas si l’apprenti est en CFA. 
  • L’indemnité peut toutefois être versée volontairement par l’employeur. 
  • L’employeur peut rembourser les frais de repas si l’apprenti ne peut pas rentrer chez lui pour déjeuner. 
  • Il est aussi légal de ne rien verser ni rembourser. 

Attention, si le CFA propose une restauration collective à tarif réduit (grâce à des aides), le forfait pour les apprentis devra être ajusté pour éviter toute discrimination.

Un contexte social plus tendu 

 

La réforme s’inscrit dans un climat déjà tendu pour les apprentis. En effet, depuis le 1er mars 2025, leur exonération de cotisations sociales a été réduite de 79 % à 50 %. Ainsi, au-delà de 50 % du SMIC, ils paient désormais la CSG et la CRDS. Leur pouvoir d’achat est par conséquent en baisse et supprimer les aides repas pourrait accentuer ce désavantage. 

 

Pour conclure, si la loi n’impose plus aux employeurs de verser une aide repas pendant les formations en CFA, il reste fortement conseillé de maintenir une forme de soutien. Non seulement pour préserver l’attractivité de la filière HCR auprès des jeunes, mais aussi pour éviter les frustrations et renforcer la fidélité des apprentis.